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hansaxel
Un blog pour faire découvrir mes coups de coeur en matiere de décoration, des galeries a Ikea, des antiquités au design ... Mes obsessions du moment : le mobilier en acier de Maria Pergay, la maison de Jacques Grange au Portugal, la moquette de Madeleine Castaing, les plafonds tendus, l'appartement new-yorkais de Julian Schnabel, les decorateurs David Hicks et Renzo Mongiardin...
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Derrière ma porte... > Notes pour octobre 2009

Notes pour octobre 2009

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Je vous avais déjà parlé de Thierry Mérillou et Daniel Suduca, architectes et antiquaires à Toulouse, dont l’appartement m’avait particulièrement séduit en le découvrant dans le AD de Mai 2008…  Malgré l’abondance de pièces somptueuses, l’appartement avait un aspect joyeux et confortable.

Le couple a depuis déménagé pour s’installer dans un duplex que l’on découvre dans le dernier AD : un espace fascinant rendant directement hommage à la Cité Radieuse de le Corbusier, un jardin suspendu de 400 m2 dominant Toulouse, construit dans les années 60 par Pierre Debeaux au sommet d’un immeuble classique.

Le plus fabuleux est que l’architecture tout en béton du lieu n’efface pas bien au contraire l’éclectisme du goût des propriétaires. On retrouve certaines très belles pièces présentes dans l’ appartement précédent : les chaises Louis XVI provenant de la collection Vivier, le tapis Grand troupeau de moutons de François-Xavier Lalanne… Mais la collection semble s’être énormément étoffée et l’originalité des pièces choisies est encore plus frappante. Outre un grand nombre de sublimes sculptures des Lalanne, on trouve certaines signatures rares et précieuses : un fauteuil de Christian Badin (créateur de David Hicks dans les années 80), un fauteuil de Jean Gillon (créateur brésilien des années 50), des fauteuils de jardin Maison&Jardin (galerie mythique de la grande décoration des années 60-70)…

Les deux appartements sont dans le diaporama… Admirez…

 

Pour en savoir plus sur Thierry Mérillou et Daniel Suduca, visitez le site de leur Galerie :

Galerie Saint Jacques

11 rue Pierre de Fermat

31000 Toulouse

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English text :

I had already told you about Thierry Mérillou and Daniel Suduca, architects and antique dealers in Toulouse, whose apartment had totally blown my mind when I discovered it in last year’s AD May issue. Despite the abundance of amazing pieces, the apartment still had a cozy and happy feel.

Since then, the couple has moved in a new duplex featured in next month’s AD:  a fascinating space as a tribute to Le Corbusier’s Cité Radieuse, a 400sqm garden ovberlooking Toulouse, built in the 1960s by Pierre Debeaux on top of a classic building.

The most fabulous part is that the concrete architecture doesn’t hide the eclectism of the owner’s taste. We can find some gorgeous pieces we could see in their former home: the Louis XVI chairs from the Roger Vivier Collection, the rug from François-Xavier Lalanne… Yet the collection seems to have grown and the originality of the chosen pieces is even more striking. Besides a great number of divine Lalanne sculptures, there is a great number of rare and precious signatures: an armchair by Christian Badin (designer at David Hicks in the 80s), an armchair by Jean Gillon (a Brazilian designer in the 50s), garden chairs from Maison&Jardin (the mythical gallery of the 1960s-70s)…

Both home are in the slide show… Enjoy…

 

To know more about Thierry Mérillou and Daniel Suduca, visit the gallery’s website:

Galerie Saint Jacques

11 rue Pierre de Fermat

31000 Toulouse

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… Non on ne s’en lasse pas… Bien sur que non… Jamais…

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English text :

Of course we don’t get tired of it… Never… Obviously no…

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Un peu en retard, la sélection des bons rapports qualité-prix dans les ventes à venir…

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English text:

A bit late: the selection of good deals in upcoming auctions!

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Curieux d’avoir l’avis d’un « tendanceur » sur le monde de la décoration, j’ai demandé à B qui travaille au bureau de style Nelly Rodi de m’obtenir une interview avec Vincent Grégoire…

Vincent Grégoire est en effet « chasseur de tendances », dénomination qui peut sembler comique uniquement à qui ignore l’influence de certains « chasseurs de tendances » sur l’ensemble du monde marchand… Lire attentivement la presse mode ou déco permet d’en avoir une idée : Vincent Grégoire est ainsi interrogé toutes les semaines sur des sujets variés, du « retour au cocooning », à la mode de la « slow food » en passant par l’importance du feng shui…

 

RDV donc pris un lundi. Une impasse charmante du XVIIème arrondissement, je sonne au n° 19… La grande porte aux vitres opaques s’ouvre. Une jeune fille me fait pénétrer dans un studio de création où s’affairent une dizaine de personnes…

Vincent Grégoire est  parmi eux, souriant et détendu… Très rapidement l’interview débute dans son bureau…

 

Hansaxel : Bonjour Vincent. Question essentielle pour commencer : quel est votre métier ?…

Vincent Grégoire : Je travaille au sein du pôle Art de Vivre, soit tout ce qui n’est pas la mode en tant que vêtement : la décoration, la nourriture, la distribution… L’objectif est d’anticiper les comportements des consommateurs, de prévoir ce que sera la mode, ceci un certain temps à l’avance. C’est un métier qui se situe aux frontières du marketing, de la communication et de la création.

 

Hansaxel : Et cela consiste en quoi ?

1/3 à ¼ de notre activité est l’édition, soit la réalisation de cahiers de tendances. Mais aujourd’hui, cette activité tend à se réduire car les gens veulent des réponses particulières à des problèmes particuliers. Ils veulent du sur-mesure. Le conseil en stratégie est donc l’activité qui m’occupe le plus.

C’est un travail plus proche du marketing : on étudie une image, des codes, des valeurs propres à une marque. On étudie aussi le consommateur, la concurrence…

Et on développe une stratégie plus ou moins approfondie selon les besoins du client.
Enfin notre 3ème type d’activité est l’accompagnement du produit , le travail sur le merchandising, la scénographie, l’architecture d’intérieur…

 

Hansaxel : Comment s’est déroulée votre carrière ? Quelle est votre formation ?

Vincent Grégoire : Au départ, je voulais faire de la mode mais j’ai finalement fait des études d’architecture d’intérieur chez Camondo [prestigieuse école d’architecture ndlr]. Cependant, pendant mes études, j’ai également travaillé dans le monde de la mode : pour des créations de vitrines, d’accessoires de défilés…

Et je suis rentré chez Nelly Rodi il y a 18 ans

 

Hansaxel : Quels changements avez-vous pu observer en 18 ans ?

Vincent Grégoire : Les domaines de compétence d’un bureau de style se sont étendus. C’est un métier qui s’est aussi beaucoup professionnalisé

De plus par rapport aux besoins du marché, on sent que l’art de  vivre est bien plus perméable aux tendances qu’auparavant. Avant on travaillait beaucoup sur du permanent, alors que maintenant, les tendances jouent un rôle central.

 

Hansaxel : Qu’est ce que vous trouvez particulièrement intéressant ou détestable en ce moment en matière de décoration ?

Vincent Grégoire : Travaillant dans un bureau de style, je trouve tout intéressant. Il est très important de faire la part des choses entre ce qu’on aime soi et ce qu’on aime pour un marché.

Et il y a beaucoup de choses fascinantes qui apparaissent en ce moment, des innovations incroyables sur les matières notamment.

Je suis très éclectique mais le seul truc qui m’obsède est de rendre les consommateurs plus intelligents. L’idée est de mettre de la culture dans la déco, que les gens apprennent.

 

Hansaxel : Et chez vous, comment est-ce ?
Vincent Grégoire : Chez moi il y a une espèce d’intemporalité, mon intérieur doit être un nid, un espace de repos. Pour résumer, on va dire que c’est ¼ récup industrielle, ¼ de design prospectif, ¼ d’ethnique,  et ¼ de classique.

 

Hansaxel : Quels sont les endroits dans le monde qui vous intéressent particulièrement en ce moment ?

Vincent Grégoire : J’aime bien les endroits qui ont une dimension religieuse, comme Kyoto. Et à côté de cela, j’aime aussi les endroits très bling-bling comme Bombay, Las Vegas, ou Dubaï.
Mais l’endroit auquel je suis le plus fidèle est Ibiza. J’ai besoin d’y aller de temps en temps pour recharger les batteries et me lâcher…

 

Hansaxel : La plupart des gens se sentent un peu perdu quand il s’agit de décorer leur intérieur. Comment doivent-ils s’y prendre ?

Vincent Grégoire : Je crois qu’ils doivent avant tout se renseigner, apprendre à se connaître, réfléchir à leur manière de vivre. Ils doivent également se documenter, regarder, dialoguer…
Il ne faut pas non plus dire que tout coûte cher, ce n’est pas vrai. Un architecte d’intérieur, ça n’est pas si cher que ça !
L’information, la culture peut même être gratuite : on peut aller consulter des livres gratuitement dans des bibliothèques, on peut acheter des livres ou des magazines anciens à petit prix … Tout cela n’est pas une histoire de prix.

 

Hansaxel : Qu’auriez-vous fait si vous n’aviez pas travaillé chez Nelly Rodi ?

Vincent Grégoire : J’aime beaucoup tout ce qui consiste à chercher, à découvrir, à investiguer. Archéologue peut être mais c’est trop tourné vers le passé.
Grand reporter plutôt, j’aime les métiers liés à l’image.

 

Hansaxel : Merci Vincent de m’avoir reçu.

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Créé le 17/03/2008
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