Notes pour la catégorie 'Rencontre avec'
Curieux d’avoir l’avis d’un « tendanceur » sur le monde de la décoration, j’ai demandé à B qui travaille au bureau de style Nelly Rodi de m’obtenir une interview avec Vincent Grégoire…
Vincent Grégoire est en effet « chasseur de tendances », dénomination qui peut sembler comique uniquement à qui ignore l’influence de certains « chasseurs de tendances » sur l’ensemble du monde marchand… Lire attentivement la presse mode ou déco permet d’en avoir une idée : Vincent Grégoire est ainsi interrogé toutes les semaines sur des sujets variés, du « retour au cocooning », à la mode de la « slow food » en passant par l’importance du feng shui…
RDV donc pris un lundi. Une impasse charmante du XVIIème arrondissement, je sonne au n° 19… La grande porte aux vitres opaques s’ouvre. Une jeune fille me fait pénétrer dans un studio de création où s’affairent une dizaine de personnes…
Vincent Grégoire est parmi eux, souriant et détendu… Très rapidement l’interview débute dans son bureau…
Hansaxel : Bonjour Vincent. Question essentielle pour commencer : quel est votre métier ?…
Vincent Grégoire : Je travaille au sein du pôle Art de Vivre, soit tout ce qui n’est pas la mode en tant que vêtement : la décoration, la nourriture, la distribution… L’objectif est d’anticiper les comportements des consommateurs, de prévoir ce que sera la mode, ceci un certain temps à l’avance. C’est un métier qui se situe aux frontières du marketing, de la communication et de la création.
Hansaxel : Et cela consiste en quoi ?
1/3 à ¼ de notre activité est l’édition, soit la réalisation de cahiers de tendances. Mais aujourd’hui, cette activité tend à se réduire car les gens veulent des réponses particulières à des problèmes particuliers. Ils veulent du sur-mesure. Le conseil en stratégie est donc l’activité qui m’occupe le plus.
C’est un travail plus proche du marketing : on étudie une image, des codes, des valeurs propres à une marque. On étudie aussi le consommateur, la concurrence…
Et on développe une stratégie plus ou moins approfondie selon les besoins du client.
Enfin notre 3ème type d’activité est l’accompagnement du produit , le travail sur le merchandising, la scénographie, l’architecture d’intérieur…
Hansaxel : Comment s’est déroulée votre carrière ? Quelle est votre formation ?
Vincent Grégoire : Au départ, je voulais faire de la mode mais j’ai finalement fait des études d’architecture d’intérieur chez Camondo [prestigieuse école d’architecture ndlr]. Cependant, pendant mes études, j’ai également travaillé dans le monde de la mode : pour des créations de vitrines, d’accessoires de défilés…
Et je suis rentré chez Nelly Rodi il y a 18 ans
Hansaxel : Quels changements avez-vous pu observer en 18 ans ?
Vincent Grégoire : Les domaines de compétence d’un bureau de style se sont étendus. C’est un métier qui s’est aussi beaucoup professionnalisé
De plus par rapport aux besoins du marché, on sent que l’art de vivre est bien plus perméable aux tendances qu’auparavant. Avant on travaillait beaucoup sur du permanent, alors que maintenant, les tendances jouent un rôle central.
Hansaxel : Qu’est ce que vous trouvez particulièrement intéressant ou détestable en ce moment en matière de décoration ?
Vincent Grégoire : Travaillant dans un bureau de style, je trouve tout intéressant. Il est très important de faire la part des choses entre ce qu’on aime soi et ce qu’on aime pour un marché.
Et il y a beaucoup de choses fascinantes qui apparaissent en ce moment, des innovations incroyables sur les matières notamment.
Je suis très éclectique mais le seul truc qui m’obsède est de rendre les consommateurs plus intelligents. L’idée est de mettre de la culture dans la déco, que les gens apprennent.
Hansaxel : Et chez vous, comment est-ce ?
Vincent Grégoire : Chez moi il y a une espèce d’intemporalité, mon intérieur doit être un nid, un espace de repos. Pour résumer, on va dire que c’est ¼ récup industrielle, ¼ de design prospectif, ¼ d’ethnique, et ¼ de classique.
Hansaxel : Quels sont les endroits dans le monde qui vous intéressent particulièrement en ce moment ?
Vincent Grégoire : J’aime bien les endroits qui ont une dimension religieuse, comme Kyoto. Et à côté de cela, j’aime aussi les endroits très bling-bling comme Bombay, Las Vegas, ou Dubaï.
Mais l’endroit auquel je suis le plus fidèle est Ibiza. J’ai besoin d’y aller de temps en temps pour recharger les batteries et me lâcher…
Hansaxel : La plupart des gens se sentent un peu perdu quand il s’agit de décorer leur intérieur. Comment doivent-ils s’y prendre ?
Vincent Grégoire : Je crois qu’ils doivent avant tout se renseigner, apprendre à se connaître, réfléchir à leur manière de vivre. Ils doivent également se documenter, regarder, dialoguer…
Il ne faut pas non plus dire que tout coûte cher, ce n’est pas vrai. Un architecte d’intérieur, ça n’est pas si cher que ça !
L’information, la culture peut même être gratuite : on peut aller consulter des livres gratuitement dans des bibliothèques, on peut acheter des livres ou des magazines anciens à petit prix … Tout cela n’est pas une histoire de prix.
Hansaxel : Qu’auriez-vous fait si vous n’aviez pas travaillé chez Nelly Rodi ?
Vincent Grégoire : J’aime beaucoup tout ce qui consiste à chercher, à découvrir, à investiguer. Archéologue peut être mais c’est trop tourné vers le passé.
Grand reporter plutôt, j’aime les métiers liés à l’image.
Hansaxel : Merci Vincent de m’avoir reçu.
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First interview in Brazil : Jorge Elias. When I lived in Sao Paulo, my building was right in front of his store. I had literally fallen in love with these porcelain animals, parrots or others, which are one of Jorge Elias’ signatures.
Jorge Elias creates classic decors, incorporating numerous pieces of 18th century French furniture, giving them a new dimension by adding elements of “tropical” decoration: exotic animals, palm-printed fabrics…
Constance Zahn, my Brazilian friend (as well a blogger, specialist of weddings) was coming with me to translate what I would not have understood in Portuguese… not knowing Jorge Elias speaks French perfectly …
Arriving in Jorge Elias’ office, in a beautiful house hidden behind a white wall… We enter through a huge high-ceilinged room, which seems to come straight out of an Italian palazzo… Jorge Elias, casual and chic, comes in…
We follow him to the patio where there again, the Italian villa feel is particularly seducing in the heart of bustling Sao Paulo…
Hansaxel : That Italian villa is extraordinary ?… When was it built ?…
Jorge Elias : That’s a very ordinary house I’ve been working in since the late 80s… The Italian atmosphere is all my creation…
Hansaxel : Where does this interest for Italy come from ?
Jorge Elias : I spent two years in Rome when I was studying art history there, and I studied architecture in Sao Paulo as well.
Hansaxel : How was the interior design world in Brasil when you started in the 80s ?
Jorge Elias : There was a lot of modern furniture, American-style stuff, but the Brazilian tropical style didn’t exist.
I created that Brazilian style of decoration, that use of local elements: parrots, palms….
Hansaxel : How would you define Jorge Elias’ style ?
Jorge Elias : Classic with a touch of Brazilian exoticism. I give much value to things created here in Brazil.
Hansaxel : Where do you buy all these antiques ?
Jorge Elias : Mainly in Paris, at all kinds of antique dealers from the most prestigious ones, to much smaller ones, in central Paris, and at the flea markets too.
Hansaxel : Which periods are you interested in ?
Jorge Elias : From the 18th century til the 1940s.
Hansaxel : Who are your clients ?
Jorge Elias : The majority of them lives in Brazil, in Sao Paulo as well as Bahia, Minas Gerais, Brasilia…
I also have clients in Buenos Aires where I have a flat, and in Paris too.
I often decorate a whole family’s homes: a flat in Sao Paulo, a house on the beach, the home of children when they get married… all these homes as well as my clients’ private planes of helicopters!
They are always people who I know through other clients or friends. That’s very important for me to work with clients the way I would do with friends, without contracts… My clients indeed usually live in the same social circle as mine, share the same friends.
Hansaxel : Has the clients’ taste evolved over the years?
Jorge Elias : Yes there has been a real evolution in the quality of choices, in the mix of styles… People are more eclectic now and the houses as well are better built.
Hansaxel : How does a project happen ? What is the schedule?
Jorge Elias : Generally, I draw the project, the decor of each room, with its furniture. Clients express their desire which we are made to translate into actual decoration. We take around 6 months for conception, then between 1 and 3 years for the actual realization.
Hansaxel : Do you sometimes refuse clients ?
Jorge Elias : Yes, sure. I pay a lot of attention to all projects that will bear my name. And I don’t generally work on homes smaller than 400 square meters.
Hansaxel : Do you work as well on store or restaurants’ projects ?
Jorge Elias : In Sao Paulo, I have realized the decor of the Bar des Arts, and the Restaurant Leopold, among others.
No hotel yet as the budgets are really too tight which is something I hate.
Hansaxel : Do you have things which keep inspiring you ?
Jorge Elias : Jansen’s creations, Henri Samuel’s style, as well as images of Imperial Brazil, residences of that time, like the Quinta da Boa Vista.
Hansaxel : Are there things you hate ?
Jorge Elias : This Balinese style which is everywhere in beach hotels now in Brasil, and doesn’t make any sense in our country !
Hansaxel : Which job would you have done if you hadn’t been an interior designer ?
Jorge Elias : … maybe archaeologist, because that is really this search for fascinating pieces which keeps me passionate.
Hansaxel : Thanks Jorge for receiving me.
Photos: Constance Borges-Zahn
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Dernière interview de mon voyage au Brésil en Août : Lauretta qui m’a merveilleusement reçu le temps d’un week end dans sa maison de Paraty, sublime village colonial entre Rio et Sao Paulo.
Un petit mot sur la maison qui m’a absolument soufflé : décorée par Alain Demachy, grande sans être gigantesque, on aurait du mal à imaginer plus élégant, tant chaque détail a été choisi avec soin pour être à la fois confortable et doux à l’œil…
Quant à Lauretta, elle incarne vraiment l’idée qu’on peut se faire d’une femme de goût, chic et libre… Elle s’apprête à ouvrir d’ici peu à Paraty « Armazem », à la fois boutique d’art de vivre et delicatessen…
Hansaxel : En quoi consiste ce projet, Lauretta ?
Lauretta : En portugais, un « Armazem », c’est une épicerie. J’aime bien cet esprit, je voulais un espace où on trouve de tout : de l’art de la table, des objets indigènes, de la décoration mais aussi des objets à utiliser tous les jours… Je vais aussi développer des collections exclusives : une mini-collection de homeware, une collection d’assiettes, ainsi que des bijoux de Marcial Berro…
Hansaxel : Peux tu nous parler de ta vie, Lauretta ?… Car la décoration n’est pas ton premier métier…
Lauretta : J’ai d’abord été mannequin dans les années 1970, puis j’ai bifurqué vers la presse de mode: dans des magazines, Elle Décoration, Lui, et dans le bureau de presse de Sylvie Grumbach. Je me suis occupé de Galliano, de Vivienne Westwood, de Jean-Paul Goude.
J’ai aussi créé le bureau de communication de Tati, où nous avons organisé des évènements avec Alaïa ou Andrée Putman.
Après Tati, je suis passée à l’art culinaire, j’ai travaillé pour Elle à table, pour Maison Française…
Hansaxel : A quel moment intervient le Brésil dans ta vie ?
Lauretta : Dans les années 70, j’allais souvent chez Régine. Celle-ci m’a un jour proposé d’aller diriger le Regine’s qu’elle voulait ouvrir à Rio [Regine créait à l’époque une chaîne de boîte de nuits dans le monde entier]. J’avais un peu peur, car je n’avais jamais dirigé une société, jamais travaillé la nuit, mais j’ai accepté…
Je logeais au Méridien Copacabana, l’hôtel où se trouvait le club Regine’s dont la décoration était conçue par Alberto Pinto. Rio était très à la mode à l’époque : on pouvait y aller en Concorde depuis Paris et il y avait une ambiance de fête bien plus forte qu’aujourd’hui. On avait donc un mélange de vieilles familles chic cariocas, et de gens à la mode du monde entier.
Quand je suis arrivée au Brésil, j’avais vraiment l’impression de retrouver mes vraies racines.
Au bout de 5 ans cependant, j’étais épuisée : travailler la nuit est exténuant, et je devais la journée gérer toute l’intendance et placer l’argent gagné la veille [l’inflation était telle à l’époque au Brésil que l’argent se dévaluait considérablement chaque jour ndlr].
Pour me reposer, je suis restée pendant un an à Arraial d’Ajuda, dans l’état de Bahia, dans une petite maison que j’avais achetée… Ma vie a continué au Brésil, puis j’ai décidé de rentrer à Paris après 12 ans, sans jamais couper les ponts avec ce pays… Je vis aujourd’hui entre les deux pays.
Hansaxel : Comment le Brésil a-t-il changé depuis les années 70 ?
Lauretta : Affectivement pour moi, tout a changé déjà parce que beaucoup de mes amis sont morts du sida. Mais Rio a aussi perdu beaucoup de son ambiance. Les gens habitent plus souvent à l’étranger, ou à Sao Paulo qui est devenu le vrai poumon financier.
Hansaxel : Pour revenir à la décoration, comment définirais-tu le style brésilien ?
Lauretta : Je ne sais pas s’il y a vraiment un « style brésilien », j’appellerais plutôt cela un éclectisme, basé sur un mélange entre le colonial et le contemporain.
Il y a de grands architectes au Brésil, ce qui par extension a donné au pays une ouverture vers la décoration. Le Brésil est un pays fascinant en la matière.
Hansaxel : Pourquoi avoir choisi Paraty comme port d’attache au Brésil, et comme ville pour ouvrir ta boutique ?
Lauretta : Alain [Demachy ndlr] et moi avons loué pendant plusieurs étés de suite une maison à Paraty mais Alain ne supportait plus de loger dans une maison qui n’était pas à son goût. Nous avons donc acheté cette maison que nous avons réaménagée. Alain a fait venir beaucoup de mobilier et d’œuvres qu’il avait à Paris, et que nous avons mêlés à des pièces achetées au Brésil : le grand meuble de la salle à manger , les coiffes indiennes en plumes…
Hansaxel : D’ordinaire je demande aux personnes que j’interviewe ce qu’ils auraient aimé faire s’ils n’avaient pas été décorateurs, antiquaires… Mais avec toi qui a eu tant de vies différentes, la question est inadaptée… Quel est donc parmi tout ce que tu as fait le métier qui t’a le plus plu ?…
Lauretta : En fait chaque fois que je me lance dans un projet nouveau, je trouve que c’est mieux que j’ai fait avant… Donc le mieux que j’ai fait, c’est d’avoir un Armazem à Paraty !!
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Invitations Gourmandes : 14 menus pour dîners chics
(Photos Elle Decoration France, Avril 2007)
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Première interview 2 jours après mon arrivée à Sao Paulo : Jorge Elias. Lorsque j’habitais à Sao Paulo, mon immeuble se trouvait juste en face de sa boutique. J’étais tombé totalement amoureux de ces petits animaux en céramique, perroquets ou autres, qui sont une des signatures d’un décor de Jorge Elias.
Jorge Elias crée des décors classiques, incorporant de nombreuses pièces de mobilier français du XVIIIème mais il leur donne une dimension très nouvelle en ajoutant des éléments de décoration « tropicale » : animaux exotiques, tissus à motifs de palmes…
Constance Zahn, mon amie brésilienne chez qui je loge pour les vacances (elle aussi blogueuse, spécialiste du mariage), m’accompagne afin de traduire ce que je ne comprendrais pas en portugais….
Arrivée au bureau de Jorge Elias, jolie maison cachée derrière un mur… On pénètre tout de suite dans une gigantesque pièce très haute de plafond qui parait appartenir à un ancien palais italien… Jorge Elias, casual mais très chic, arrive…
Nous le suivons jusqu’au patio où là encore l’atmosphère de villa italienne est très troublante au cœur de Sao Paulo…
Hansaxel : C’est extraordinaire cette villa italienne ?… De quand date-t-elle ?…
Jorge Elias : C’était une maison très ordinaire où je me suis installé il y a 20 ans et où j’ai réalisé cette atmosphère à l’italienne.
Hansaxel : D’où vous vient cet intérêt pour l’Italie ?
Jorge Elias : J’ai passé deux ans à Rome lors de mes études d’histoire de l’art, et j’ai également étudié l’architecture à Sao Paulo.
Hansaxel : Comment était le monde de la décoration au Brésil quand vous avez commencé dans les années 80 ?
Jorge Elias : Il y avait beaucoup de mobilier moderne, de choses à l’américaine, mais le style brésilien tropical n’existait pas.
C’est moi qui le premier ai créé ce style brésilien de décoration, avec des éléments locaux : perroquets, palmes…
Hansaxel : Pouvez me définir le style Jorge Elias ?
Jorge Elias : Classique avec un peu d’exotisme à la brésilienne. Je donne beaucoup de valeur aux choses créées au Brésil.
Hansaxel : Ou achetez-vous ces antiquités qui peuplent vos décors ?
Jorge Elias : A Paris principalement, aussi bien chez de grands antiquaires que chez des plus petits du carré Rive Gauche mais également aux puces.
Hansaxel : Vous vous intéressez au mobilier de quelle époque ?
Jorge Elias : Du XVIIIème aux années 40
Hansaxel : Qui sont vos clients ?
Jorge Elias : La majorité est au Brésil, à Sao Paulo, mais aussi à Bahia, dans le Minas Gerais, à Brasilia…
J’ai aussi des clients à Buenos Aires où j’ai un appartement, ainsi qu’à Paris.
Souvent je décore les demeures de toute une famille : un appartement à Sao Paulo, une maison à la plage, la demeure d’un enfant qui vient de se marier… mais aussi les hélicoptères ou les avions de mes clients !
Ce sont toujours des gens qui me sont recommandés, car c’est important que l’on travaille comme des amis, pas avec des contrats… Nous avons souvent les mêmes amis, nous naviguons dans les mêmes cercles sociaux.
Hansaxel : Le goût des clients a-t-il évolué depuis vos débuts ?
Jorge Elias : Oui il y a eu une évolution dans la qualité des choix, dans le mélange des styles… Les gens sont plus éclectiques maintenant.
Les maisons elles-mêmes sont également mieux construites.
Hansaxel : Comment se passe un projet ?
Jorge Elias : En général, on commence à dessiner le projet, le décor de chaque pièce, avec son mobilier. Les clients expriment leur rêve que nous nous chargeons de traduire. On prend environ 6 mois pour la conception puis entre 1 et 3 ans pour la réalisation.
Hansaxel : Vous arrive-t-il de refuser des clients ?
Jorge Elias : Oui bien sur. Je fais très attention à toutes les choses qui portent mon nom. Et je ne réalise en général pas de maison de moins de 400m2.
Hansaxel : Travaillez-vous aussi pour des projets de commerces, de restaurants ?
Jorge Elias : A Sao Paulo, j’ai réalisé le Bar des Arts, le Leopoldo entre autres.
Pas d’hôtel en revanche car les budgets sont vraiment trop serrés.
Hansaxel : Avez-vous des inspirations récurrentes ?
Jorge Elias : Les créations de Jansen, le style de Henri Samuel, mais aussi des images du Brésil impérial, les résidences de cette époque comme le Quinta da Boa Vista…
Hansaxel : Et que détestez-vous ?
Jorge Elias : Je trouve totalement hors de propos ce style Balinais qui est omniprésent dans les hôtels au Brésil…
Hansaxel : Quel métier auriez-vous voulu exercer si vous n’aviez pas été décorateur ?
Jorge Elias : … peut être archéologue, car c’est vraiment cette passion de la recherche qui m’anime…
Hansaxel : Merci Jorge de m’avoir reçu.



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